Andres Serrano

René (Nomads), 1990, Numéro d’édition 10/10, © Andres Serrano,Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris. Avec autorisation de la MEP

Andrès Serrano

"Né à New York en 1950, Andres Serrano grandit à Brooklyn et étudie la peinture et la sculpture au Brooklyn Museum de New York. Bien qu’utilisant la photographie comme medium d’expression, Andres Serrano se considère avant tout comme un artiste plasticien. [...] Andres Serrano a toujours bousculé l’iconographie traditionnelle sur les sujets délicats ou tabous : le racisme, le sexe, la religion, la mort… 

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées et publiques, parmi lesquelles se trouvent le CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, le Musée Reina Sofia à Madrid, le MoMA de New York, le Whitney Museum of American Art de New York, le Huis Marseille d’Amsterdam, les Instituts d’Art Contemporain de Chicago et de Boston.[...] En 2016, les Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique lui consacrent une grande rétrospective."

 

Figure majeure de la scène artistique contemporaine, Andres Serrano révèle, à travers ses photographies, une réalité souvent dérangeante. L’exposition propose un panorama très humain de ses portraits, résolument contemporains mais qui évoquent également la peinture des grands maîtres du passé, du Titien ou Delacroix à Tintoret, Vélasquez ou Courbet.*

 

Texte extrait du communiqué de presse de la MEP

Une vision de l'Amérique "son Amérique"*

 

 Andres Serrano présente plusieurs séries dont deux m'ont particulièrement touchée. J'espère que vous serez aussi fascinés que moi par la qualité de son travail de photographe. 

 

La série Nomads, 1990, inspirée par Edward Curtis et par ses portraits des Indiens d’Amérique. Il a pris des portraits en gros plan de personnes sans-abri. Ces portraits il les a réalisés dans le métro new yorkais. Il a amené avec lui son matériel comme pour un studio photo. Une autre série qui pour moi est indissociable de la première, même si elle ne date pas la même époque c'est Sign of the times, 2013, et même si là il ne s'agit pas de photographies, mais des cartons sur lesquels les personnes sans-abri ont écrit en quelques mots leur histoire. Ces cartons que l'on connaît malheureusement tous bien. Il a collecté ces fragments de vie en expliquant aux personnes ses intentions. Quand on lit ses témoignages lors de l'exposition on ne peut que penser qu'il a travaillé dans le respect même si au départ j'ai été dérangée par le sujet. "Derrière chaque “sans-abri” se déploie une histoire qui pourrait être la nôtre. Et cette histoire,

souvent, se résume à un carton avec une ou deux phrases."*

 D'autres séries photos sont exposées, The Klan, 1999 ; The interpretation of dreams, 2000-2001 ; America, 2001-2004 ; Cuba, 2012 ; toutes ces séries ont leur histoire, passionnante. Qu'elles dérangent, interpellent ou subjuguent les photographies de Serrano ne peuvent laisser indifférent. N'hésitez pas à me laisser un commentaire, votre avis sur cette expo m'intéresse.  

 

L'exposition se déroule jusqu'au 29 janvier, pour les infos pratiques, je vous laisse regarder sur le site de la MEP.

 

 

*Texte extrait du communiqué de presse

 

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