Liu Bolin à la Maison européenne de la photographie

Liu Bolin Hiding in the City 110, Puffed Food, 2013 63 x 80 cm © Liu Bolin, courtesy of the artist / Galerie Paris-Beijing
Liu Bolin Hiding in the City 110, Puffed Food, 2013 63 x 80 cm © Liu Bolin, courtesy of the artist / Galerie Paris-Beijing

GHOST STORIES jusqu'au 28 octobre

« J’ai décidé de me fondre dans l’environnement. Certains diront que je disparais dans le paysage ; je dirais pour ma part que c’est l’environnement qui s’empare de moi ».

Sculpteur, performeur, et photographe, Liu Bolin – surnommé « l’homme  invisible » - est né en 1973 dans la province de Shandong, à l’est de la Chine. Il étudie à l’Académie des Beaux-Arts du Shandong avant d’obtenir son diplôme aux Beaux-Arts de Pékin en 2001. Il vit et travaille à Pékin.*

En 2005, sa première série, « Hiding in the City » (Se cacher dans la ville), présente un autoportrait de l’artiste immobile et recouvert de peinture, se confondant avec les décombres de son atelier, situé dans le quartier d’artistes rasé par le gouvernement chinois. Une protestation silencieuse : Liu Bolin se rend invisible pour se faire remarquer. [...]* et il le réussit formidablement bien ! ce travail effectué avec ses collaborateurs est fastidieux, minutieux et fait appel à différentes disciplines, peinture, dessin, maquillage, costume et bien évidemment la photo. Tout se passe, immobile, devant un décor sur lequel tout est raccord pour se fondre et disparaître dans le paysage. Dans les mains de Liu Bolin, "l'homme caméléon", le camouflage est un véritable art. Evidemment quand on voit ses photos on ne peut s'empêcher de penser à Chercher Charlie !

 

Lui Bolin expose aussi dans une galerie parisienne, la galerie Paris-Beijing qui le représente à Paris. Ses clichés, symboliques, sont pour la plupart ludiques, celui que j'ai choisi de partager avec vous dénonce la société de consommation. "[...] Cette exposition à caractère rétrospectif regroupe les meilleures images des quatre grands thèmes abordés par Liu Bolin depuis plus de dix ans : « Politique et censure », « Tradition et culture chinoise », « Société de consommation » et « Informations, médias et liberté de la presse »."*

Encore une exposition où j'ai pris un réel plaisir à être là, je l'attendais même.

 

En parallèle de cette exposition, et dans des registres différents, il y a trois des photographes qui exposent dans le cadre de la Deuxième Biennale des photographes du monde arabe contemporain Hicham Benohoud, Farida Hamak et Xenia Nikolskaya dont je parle dans le billet ci-dessous ainsi que Richard et Pablo Bartholomew, et Anne et Patrick Poirier que je vous invite aussi à aller voir. 

 

*Je remercie la MEP pour l'autorisation de reproduction, texte et images

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